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5 astuces pour devenir développeur au Japon (et la dernière est incroyable !)

Je déconne pour la fin titre, n’ayez pas peur, restez !

Comme vous le savez peut-être je serai dès le mois de janvier développeur web et mobile à Tokyo. Je profite d’écrire cet article pour vous dévoiler mes petites astuces de coyote pour devenir, vous aussi, développeur au Japon.

J’écrirai un autre article qui détaillerai les démarches administratives, le CoE (Certificate of Eligibility), ainsi que les visas japonais.

Préambule :

Afin de trouver un emploi au Japon vous devrez au minimum avoir un diplôme niveau bac + 3 dans votre domaine d’activité. Dans certains cas un bac + 2 et un bon avocat semble faire l’affaire. Le Japon n’est pas un pays très ouvert à l’immigration (c’est peu dire), ils cherchent des gens diplômés dans un secteur en demande. Finissez donc vos études avant de rechercher un job !

Autre chose, le Japon est clairement un pays d’immigration choisie. Ils veulent des jeunes gens à la tête bien faite avec des diplômes intéressants. Vous devrez toujours vous poser la question “pourquoi une société japonaise voudrait m’engager moi plutôt qu’un natif ?”. Si vous parlez plusieurs langues ou détenez un savoir rare, vous n’aurez pas de problème.

Les astuces

1. Apprendre le japonais et parler anglais

Apprendre le japonais

C’est bien connu, les japonais parlent très peu anglais, encore moins dans le milieu professionnel et les grosses sociétés nippones. Votre premier défi sera d’apprendre le japonais ! Un niveau égal à un N2 ou N1 du JLPT est vivement conseillé si vous souhaitez travailler dans une société japonaise.

Si votre niveau de japonais n’est pas satisfaisant, vous devrez obligatoirement parler anglais. Parler la langue de Shakespeare vous ouvrira les portes des startups ou des sociétés internationales.

Ces règles ne sont bien sûr pas gravées dans la roche, avec de la chance vous pourrez dénicher une startup française implantée au Japon qui sait !

2. Se faire un profil sur les principaux sites de recrutement

Sites

Si ce n’est pas déjà fait, je vous conseille de créer des profils sur les différents sites listés en bas de l’article. Mettez en avant vos diplômes, vos expériences et votre attrait pour le Japon (niveau de langue, voyages, connaissances diverses…).

Je vous conseille notamment Wantedly qui est un peu le Linkedin japonais et Justa qui liste des emplois en startups la plupart habituées à recruter des étrangers.

3. Postuler dans des startups (pourquoi ne pas postuler pour les grosses sociétés)

Startup
Les conditions de travail dans les grosses sociétés japonaises sont souvent difficiles : beaucoup d’heures, peu de congés, hiérarchie très stricte… Bref on vit pour travailler et non travailler pour vivre. De plus il vous faudra être bilingue pour prétendre y trouver un job.

Je vous conseille donc de chercher du côté des startups. Les conditions seront plus sympa : peut-être moins d’heure, des projets plus intéressants, des relations plus détendues avec les supérieurs et surtout le japonais n’y est pas forcément obligatoire. De nombreuses startups japonaises ont une team composée majoritairement d’étrangers qui parlent anglais.

4. Aller sur place

Aller sur place

Trouver un emploi à distance peut être difficile, surtout si l’on a jamais visité le pays ou que l’on connaît mal la ville. Pour maximiser vos chances de devenir développeur au Japon : allez sur place !

Passer 2 ou 3 semaines de vacances et essayez de rencontrer des développeurs étrangers sur place. Construisez vous un réseau, faites des interviews et le tour est joué !

Bien sûr, il est interdit de travailler sans visa de travail, votre voyage vous permettra essentiellement de vous créer un carnet de contacts et de prendre la température sur place.

5. Faire un PVT

Faire un PVT (visa vacances-travail) est également une bonne option : cela vous permet pendant 1 an de visiter le pays et d’y travailler sans restriction dans les domaines.

Le principal frein pour qu’une entreprise vous recrute est l’immigration : c’est long et peut être coûteux si on engage un avocat.

Arriver au Japon avec un PVT vous donne encore une chance supplémentaire, tentez la chance ! Et si l’aventure vous plait vous pourrez ensuite basculer sur un visa de travail classique.

Je n’ai parlé dans cet article des VIE (Volontariats International en Entreprise) qui permettent à de jeunes français de travailler dans les branches étrangères de sociétés françaises, car d’après quelques recherches il n’y a quasi pas d’offres dans le domaine du développement web, mais on ne sait jamais.

Voilà, vous avez mes 5 petites astuces de coyote ! Faites-en bon usage et si vous en avez, partagez-les dans les commentaires !

Liens :

https://linkedin.com (réseautage professionnel)
https://wantedly.com (réseau professionnel japonais)
http://tokyo.lafrenchtech.com/
https://justa.io/en (emplois en startups)
https://www.careercross.com/en/ (emplois divers, plutôt pour les billingues et expérimentés)
https://www.daijob.com/en/ (comme careercross)
http://www.tokyodev.com/jobs/ (site en anglais de Paul McMahon qui m’a inspiré cet article)