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Démarches administratives : ouvrir une ligne de téléphone mobile

Pour avoir un numéro de téléphone, japonais il faut un compte en banque, et pour ouvrir ce fameux compte, il faut un numéro de téléphone japonais… C’est un peu le serpent qui se mord la queue !

1ère étape : acheter une carte SIM pour quelques jours

Pour contourner le problème, le plus simple est d’acheter une carte SIM pour touriste à votre arrivée à l’aéroport.
Pour ce faire, il faut se rendre sur cette page pour Narita et celle-ci pour Haneda. Les services et les prix sont sensiblement les mêmes. Nous sommes allés avec Softbank à l'aéroport de Narita.

Pour un prix fixe d’environ 900 JPY par jour, on avait une carte SIM avec data illimitée en 4G et un numéro de téléphone japonais. On a gardé cette carte que quelques jours le temps de souscrire à un vrai abonnement.

Vous pourrez rendre cette carte SIM soit par la poste, soit à votre retour à l’aéroport. À savoir que le paiement se fait uniquement par carte de crédit (les cartes bleues françaises sont acceptées). Votre carte sera débitée quelques jours après la réception de votre carte SIM par l'opérateur. Vous recevrez également une facture par courriel !

2ème étape : trouver l’opérateur qui vous convient le mieux.

Le marché du mobile au Japon est un peu comme en France il y a une dizaine d’années : très peu d’opérateurs se partagent le marché et les prix sont donc plutôt élevés.
Vous pourrez néanmoins passer par un MVNO (opérateurs virtuels, comme M6 Mobile ou Joe Mobile en France par ex) qui utilisent le réseau des “gros” opérateurs. Les MVNO sont bien moins chers (environ 1000 à 2000 JPY par mois) mais vous devrez obligatoirement payer par carte de crédit… Et les cartes de crédit étant très difficiles à obtenir, autant dire que c’est plutôt réservé aux Japonais ou étrangers déjà bien installés au pays !

Les gros opérateurs sont peu nombreux :

  • Softbank

  • AU (KDDI)

  • DoCoMo (NTT)

Les prix et réseaux sont quasi identiques. Nous sommes passés par Softbank, car ils ont un bon support en anglais et leur réseau est très bon à Tokyo. Nous changerons probablement par la suite pour un MVNO une fois que notre japonais se sera amélioré !

On s’est donc rendu à la boutique sur Omotesando, pas loin de la gare de Harajuku . La boutique fait très “Apple Store” : 1er étage composé uniquement de téléphones, bien mis en avant, tout est très propre. Un agent vous accueille pour vous diriger selon vos besoins.

Softbank Omotesando

Je demande en japonais, tant bien que mal, à la personne à la réception que l’on souhaite souscrire à des forfaits. Très gentil, il nous donne un numéro et nous demande de patienter à l’étage inférieur où se trouvent tous les vendeurs. Nous attendons donc patiemment dans le petit booth portant le numéro correspondant. Quelques minutes après, une vendeuse arrive et nous commençons à communiquer en anglais.

Première douche froide : on doit obligatoirement acheter un nouveau téléphone si on veut un forfait japonais… On se résigne et Jennifer prend le dernier Nexus 6P. Pour ma part je prendrai un téléphone local de marque “Kyocera” qui ressemble à un Nexus 5 en (beaucoup) plus cheap.

Digno U

La vendeuse est très pro, parle bien anglais et essaie de meubler la conversation en nous posant des questions sur notre venue au Japon, sur les événements récents en France… On sent qu’elle est habituée à traiter avec des étrangers, c’est rassurant.

Deuxième douche froide : on doit utiliser notre carte bleue française pour souscrire à la ligne (payer les frais d’inscription + le premier mois). On pourra ensuite modifier le paiement pour un virement automatique sur notre compte japonais. Heureusement !

Une fois les téléphones achetés, elle active nos cartes SIM, je comprends rapidement que les cartes SIM sont donc “bloquées” pour ne fonctionner que sur le téléphone que l’on vient d’acheter. On se croirait vraiment comme dans les années 2000 en France avant l’arrivée de Free !

Après ces péripéties et allégés de plusieurs dizaines de milliers de yens (T__T), nous sortons de la boutique. La vendeuse nous accompagne jusqu’à la sortie, nous tend notre sac en s’inclinant et en nous remerciant en japonais.

C’était une très bonne expérience, le processus est vraiment simple et aurait pu durer à peine 30 minutes si je m’étais décidé plus vite sur le téléphone à acheter !

Au final il nous aura fallu :

  • Notre passeport (avec le visa à l’intérieur)

  • Notre carte de résident

  • Notre carte bleue (pour payer les premiers frais)

Je vous conseille donc fortement de passer par Softbank si votre japonais est limité et que vous n’avez pas encore une carte de crédit locale. Le réseau est nickel, on a la 4G partout, même dans les transports ! Ça fait rêver !